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Conclusion


L'écriture électroacoustique est née de la rupture technologique due à l'avènement des techniques d'enregistrement du son sur un support, au début du XXè siècle. Peu à peu les outils de conservation de mémoire sont devenus des outils de création. Et le même processus s'applique déjà aux outils multimédias qui se présentent comme un paradis pour les arts de support dont fait partie la musique électroacoustique.

Mais l'écriture à sa vie propre vie qui ne suit pas forcément celle de la notation. C'est le cas de l'électroacoustique qui se présente comme une musique de tradition orale, dans un milieu savant où la notation règne en maître. Ce paradoxe est aussi un avantage car à la recherche d'une notation, qui pourrait légitimer cet art et ses œuvres, on a pu systématiser le rapport du musicien à la notion ambiguë d'image et la place du geste et du toucher dans cette dialectique. Finalement ce n'est qu'une question de sens. L'écriture du compositeur va du geste vers le son, l'écriture du musicologue part du son pour essayer de retrouver le geste et le figurer visuellement dans une transcription graphique d'écoute. Cette nouvelle forme de transcription graphique a pour première vertu d'aider l'auditeur à affiner son écoute et pour seconde de l'entraîner vers un champ de créativité visuelle, voire multimédia grâce aux nouveaux outils informatiques.

 

Ce lieu de rencontre entre l''écriture du son et la notation se construit via le geste et le toucher sur le terrain de l'image. Et cette constatation peut s'étendre à toute musique. Ce pourrait être une contribution à une meilleure définition du Niveau  Neutre des sémiologues. (l'immanence chez d'autres chercheurs)

Pour l'instant on en est encore à dessiner l'image du son. À quand le son de l'image, à travers un choix de niveaux de pertinence codifiés (hauteurs, rythmes, couleurs sonores, dynamique, spatialisation…) ?

On n'a jamais été aussi près des arts plastiques et des théories de la communication !

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